K pour…

Kampuchéa
Cambodge en français

Notre voyage se poursuit et nous conduit à présent au Cambodge. Nous sommes impatients de découvrir les mystères de ce troisième et dernier pays de l’ex-Indochine ; un pays qui a vu la grandeur d’une civilisation très ancienne décliner lentement jusqu’à s’effondrer sur elle-même dans une tragédie récente qui figure parmi les plus terribles de l’histoire des peuples.

Kratie

Après un passage de frontière de nouveau irritant (corruption oblige) et plusieurs chaudes heures de bus, nous atteignons cette petite ville du nord-est, toujours bercée par le Mékong, fleuve que nous suivons depuis un petit moment déjà et qui nous accompagnera encore jusqu’à Phnom Penh.

La ville de Kratie elle-même présente peu d’intérêt, mais elle est située juste en face d’une île alanguie, sorte de musée à ciel ouvert de la vie rurale cambodgienne. Nous partons en faire le tour à vélo et profitons de cette balade bucolique à travers les rizières asséchées où paissent d’imperturbables zébus, les petits hameaux de maisons à l’architecture khmer traditionnelle, les temples plus ou moins défraichis et les plantations de bananiers et de pamplemousses. L’ombre des palmiers quant à elle nous protège du Soleil brulant et rend la visite très agréable.

P1080607En fin de journée une belle rencontre nous attend, assez unique de surcroit. En effet nous louons une petite barque à moteur pour tenter d’observer les dauphins d’eau douce (espèce menacée connue sous le nom de Dauphin de l’Irrawaddy, ce fleuve birman principal refuge des derniers spécimens). Quelques dizaines d’individus subsistent encore dans le Mékong dont une partie au niveau de Kratie. C’est donc sur un fond de coucher de soleil que nous avons la chance de les voir émerger furtivement pour reprendre leur respiration. Contrairement à leurs cousins marins, ceux-là sont relativement peureux et il ne faut pas s’attendre à les voir exécuter des pirouettes au dessus de l’eau. Mais leurs rares apparitions rendent l’expérience encore plus palpitante. Le spectacle de leur nageoire dorsale qui transparait soudainement à la lumière orangée du crépuscule est tout simplement magique… Petit aperçu en vidéo :

Etant venus à l’embarcadère en moto, nous reprenons la route avant de crever quelques kilomètres plus loin, quelle poisse ! (Cela-dit nous avions été assez chanceux jusque là). Mais c’est sans compter sur la générosité des Cambodgiens, car nous avons à peine le temps de descendre du scooter pour constater le problème qu’un pick-up s’est déjà arrêté à notre hauteur et nous propose son aide. Nous chargeons la moto sur son plateau et rentrons à Kratie où la réparation de la chambre à air nous coûte…1$. Tentez l’expérience en France, pas sûr que vous vous en sortiez si bien ! Bref on a bien rigolé !

Kompong Cham

Cette ville encore et toujours « mékongaise » est notre prochaine étape. Nous découvrons en arrivant qu’un festival s’y déroule ces jours-ci, ce qui a l’avantage de nous promettre un peu d’animation mais a l’inconvénient de remplir tous les hôtels. Nous finissons par dénicher une des dernières chambres libres de la ville. A 7$ la nuit il n’y a ni eau chaude (pas vraiment un souci vu la chaleur ambiante) ni clim (plus ennuyeux), et personne ne parle un mot d’anglais, mais tout comme au Laos un sourire permet en général d’arriver à ses fins.
On se souviendra quand même d’une discussion absurde où on demandait du « toilet paper » sous le regard dubitatif de notre hôte qui répétait de manière hasardeuse « toilet people ? »… ! Pour ceux qui n’ont jamais été en Asie il faut savoir que les locaux n’utilisent pas de papier toilette mais une petite douchette systématiquement à portée de main.

Dans les environs de la ville nous visitons successivement un étonnant pont en bambou, une vaste plantation d’hévéas dont on extrait le latex qui sert à la fabrication du caoutchouc, ainsi qu’un curieux temple très ancien dont il reste un amusant dédale de murs à l’intérieur duquel un édifice plus moderne a été construit.

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De retour à Kompong Cham nous retrouvons le festival qui, malgré ses allures de grosse foire expo où l’on vend aussi bien des matelas que du shampoing, propose quand même un spectacle de théâtre traditionnel, quelques combats de boxe khmer, une démonstration de paramoteur et des courses de bateaux sur la rivière. Sans oublier bien sûr les incontournables karaokés et autres concerts locaux qui font saigner nos tympans.

Pour la suite, rendez-vous à Phnom Penh, la capitale du Cambodge.

 

4 réflexions sur “K pour…

      1. Bonjour,
        je suis Frédérique (Frédo pour ta Maman Pierre), copine de tes parents et collègue de Jo. Tu as bien changé depuis tes jeunes années mais le sourire est le même (par contre, où est la coupe au bol que tu arborais fièrement le jour de mon mariage en 1989 ?).
        Hélène, je n’ai pas le plaisir de te connaître mais j’ai beaucoup entendu parler de toi (en bien, évidemment !), tu es très belle. D’ailleurs, vous êtes magnifiques tous les deux et formez un très beau couple.
        Bravo pour l’aventure que vous vivez, c’est extraordinaire et très courageux (je ne parle pas des voyages en eux-mêmes) de partir loin de l’agitation de nos vies « trépidantes » qui nous font perdre de vue les vraies valeurs et la connaissance de Soi.
        Maintenant que j’ai appris l’existence de ce blog, je vais continuer à suivre votre périple et essayer de trouver un défi.
        Je vous embrasse.
        A bientôt.
        Fréd

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      2. Bonjour Frédérique !
        Merci pour ce gentil message et pour les compliments.
        On est toujours ravi d’avoir de nouveaux lecteurs, et lectrices !
        On profite bien de ce voyage, chaque découverte est un vrai plaisir et ce blog est aussi un moyen pour nous de le partager.
        On attend ton défi alors,
        à bientôt

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